Ces derniers temps, vous constatez que votre parent devient plus dépendant. Les gestes du quotidien prennent du temps et vous commencez à vous inquiéter : comment continuer d’assurer sa sécurité et son bien-être ? Décider d’une entrée en EHPAD n’est jamais simple, et il y a peut-être aussi d’autres solutions. Cet article vous permet de comprendre à partir de quel GIR il peut être pertinent d’envisager cette étape.
Le GIR suffit-il pour décider d’une entrée en EHPAD ?
Le GIR (Groupe Iso-Ressources) est un repère utile, mais il ne définit pas à lui seul l’opportunité d’une entrée en EHPAD. Il mesure l’autonomie pour les activités quotidiennes. D’autres facteurs influencent également la décision : la sécurité, l’isolement, la fatigue des aidants et les troubles nocturnes. Ainsi, même avec un GIR faible, un maintien à domicile peut rester envisageable si l’entourage et les aides sont adaptés.
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Rappel rapide : à quoi correspond le GIR ?
Le GIR classe l’autonomie de votre proche de 1 à 6 :
- GIR 1 : dépendance totale, besoin de surveillance constante.
- GIR 2 : dépendance importante, besoin d’une aide pour la plupart des gestes essentiels.
- GIR 3 et 4 : dépendance modérée, certaines tâches restent possibles seul.
- GIR 5 et 6 : autonomie relative avec besoin d’assistance ponctuelle seulement.
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À partir de quel GIR l’EHPAD est-il généralement envisagé ?
Généralement, l’entrée en EHPAD se réfléchit à partir du GIR 1 ou 2, quand la dépendance devient lourde et la sécurité difficile à garantir à domicile. Pour les GIR 3, la décision est plus nuancée : certaines familles choisissent encore le maintien à domicile, parfois avec l’APA pour compléter l’accompagnement.
GIR 1 et GIR 2 : l’EHPAD devient souvent nécessaire
Pour vous faire une idée, voici quelques situations dans lesquelles l’EHPAD peut devenir nécessaire.
- Dépendance totale : votre parent ne peut plus accomplir seul les gestes essentiels.
- Surveillance permanente : il a besoin d’un accompagnement continu pour prévenir les accidents.
- Troubles nocturnes : il expérimente des réveils fréquents, présente des risques de chute, d’agitation et nécessite une vigilance constante.
GIR 3 : EHPAD ou maintien à domicile ?
Le GIR 3 correspond à une dépendance modérée, où le maintien à domicile reste possible dans certaines conditions, mais où l’EHPAD peut devenir nécessaire selon la situation et les besoins du quotidien.
Quand le domicile reste possible
Votre proche peut encore accomplir certaines tâches seul, comme se déplacer dans le logement, manger sans aide ou réaliser une partie de sa toilette. Un accompagnement ciblé, des aides à domicile et des adaptations du logement permettent souvent de rester à domicile en toute sécurité.
Quand l’EHPAD devient préférable
Si la sécurité n’est plus assurée, que les nuits sont difficiles ou que l’aidant est épuisé, un EHPAD pour un GIR 3 peut offrir un cadre sécurisant et un soutien quotidien avant que la situation ne devienne critique.
GIR 4 : est-il trop tôt pour un EHPAD ?
Pour un GIR 4, il n’est généralement pas nécessaire de prévoir un EHPAD immédiatement. Il existe de nombreuses alternatives adaptées à votre parent, comme les aides à domicile, le portage de repas, la téléassistance ou l’accueil de jour en EHPAD pour garder un lien social et un accompagnement partiel.
Qu’est-ce qui déclenche une entrée en EHPAD ?
Plusieurs facteurs et situations peuvent déclencher la décision d’une entrée en EHPAD :
- chutes fréquentes ou accidents domestiques ;
- isolement social : perte de lien avec le monde extérieur ;
- épuisement des aidants : fatigue physique et émotionnelle de la famille ;
- nuits difficiles : réveils, agitation, risques de chute ;
- confusion : troubles de mémoire ou désorientation, parfois liés à Alzheimer.
Si vous retrouvez votre proche dans l’une de ces situations, alors il peut être temps de commencer vos recherches d’EHPAD.
Les solutions avant l’EHPAD selon le GIR
Avant l’entrée définitive, plusieurs solutions peuvent être envisagées pour votre proche selon son niveau de dépendance :
- l’accueil de jour en établissement pour garder un lien social et bénéficier de soins ponctuels ;
- les aides à domicile pour l’accompagnement des gestes essentiels ;
- l’hébergement temporaire après une hospitalisation ou pour soulager les aidants.

Attendre trop longtemps pour l’entrée en EHPAD : quels sont les risques ?
Retarder l’EHPAD peut exposer à des accidents à domicile, à l’isolement, à la fatigue des aidants et à des complications liées aux troubles et maladies évolutives. Anticiper le placement en EHPAD vous permet alors d’assurer la sécurité et le bien-être de votre parent sans tomber dans l’urgence.
Si votre mère ou votre père commence à perdre en autonomie et que le maintien à domicile devient compliqué, n’attendez pas pour faire vos recherches d’établissements et constituer un dossier. Pour rappel, les délais d’entrée en maison de retraite sont parfois longs, entre 6 mois et 1 an.
FAQ
À partir de quel GIR peut-on entrer en EHPAD ?
Généralement à partir du GIR 1 ou 2, mais d’autres facteurs comme la sécurité et l’isolement comptent aussi.
Le GIR 3 impose-t-il un EHPAD ?
Non, le maintien à domicile reste possible selon l’autonomie et le soutien disponible.
Peut-on rester à domicile en GIR 2 ?
Parfois oui, si des aides adaptées et un suivi sont en place, mais cela dépend de la sécurité de votre proche dans son logement.
Qui décide d’une entrée en EHPAD ?
La décision se prend avec le proche, la famille et le médecin, en tenant compte du GIR et de la situation globale.
Le GIR change-t-il avec le temps ?
Oui, l’autonomie peut évoluer, et le GIR est régulièrement réévalué.
L’APA suffit-elle ?
L’APA aide à financer l’accompagnement selon le GIR, mais ne couvre pas toujours tous les frais liés à l’entrée en EHPAD. Par exemple, l’APA en GIR 2 couvre les aides nécessaires aux actes de la vie quotidienne mais pas les frais d’hébergement.
Peut-on refuser l’EHPAD ?
Oui, votre parent a toujours le droit de refuser, sauf en cas d’urgence médicale ou juridique.
Existe-t-il des alternatives ?
Oui : le maintien à domicile, l’accueil de jour, l’hébergement temporaire et les aides à domicile.


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