Les rendez-vous médicaux s’enchaînent, l’aide à domicile devient nécessaire et la maison doit parfois être aménagée pour faciliter les déplacements de votre parent atteint de la maladie de Parkinson. Avec le temps, ces adaptations et soins entraînent des dépenses importantes. Rassurez-vous : vous n’avez pas à assumer seul(e) ces coûts, il existe des solutions pour vous accompagner. Plusieurs aides fiscales et allocations existent pour réduire les impôts et financer la prise en charge. Voici lesquelles.

Les aides fiscales disponibles pour les personnes atteintes de Parkinson

La maladie de Parkinson est reconnue comme une affection pouvant entraîner une situation de handicap ou une perte d’autonomie. À ce titre, plusieurs dispositifs fiscaux et prestations sociales peuvent aider les familles à financer les soins, l’accompagnement à domicile ou l’adaptation du logement.

Aidante et senior avec Parkinson qui évaluent les dispositifs fiscaux disponibles

Réductions et crédits d’impôts

Certaines dépenses liées à la maladie de Parkinson ouvrent droit à des avantages fiscaux. Ces dispositifs peuvent concerner la personne malade elle-même ou ses proches aidants.

Les crédits d’impôt pour l’aide à domicile

Lorsque votre proche atteint de la maladie de Parkinson a besoin d’une aide à domicile (ménage, assistance quotidienne, accompagnement), ces dépenses peuvent ouvrir droit à un crédit d’impôt.

Cela concerne notamment :

  • l’aide pour les tâches ménagères ;
  • l’assistance pour les gestes du quotidien ;
  • l’accompagnement aux rendez-vous médicaux.

Ce crédit d’impôt peut représenter 50 % des dépenses engagées, dans la limite d’un plafond fixé par l’administration fiscale. Même si vous n’êtes pas imposable, vous pouvez bénéficier de ce remboursement.

En parallèle, si vous employez directement un salarié à domicile pour accompagner votre proche atteint de Parkinson, vous pouvez bénéficier de l’exonération des cotisations sociales, ce qui réduit le coût réel de l’aide à domicile.

Les réductions d’impôts en maison de retraite

Si votre proche atteint de Parkinson réside en maison de retraite et assume des frais liés à la dépendance, il peut bénéficier d’une réduction d’impôt. Après déduction des aides perçues (APL, APA, ASH), 25 % des dépenses réellement supportées sont déductibles, dans la limite annuelle de 10 000 € de frais retenus, soit un avantage fiscal maximum de 2 500 € par an et par personne.

Bon à savoir : cette réduction s’applique si la personne est à votre charge ou si vous financez le séjour d’un parent. Les aides elles-mêmes ne sont pas déductibles, mais elles diminuent les dépenses effectivement payées.

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Les dépenses liées à l’adaptation du logement

La perte d’autonomie liée à la maladie peut nécessiter des travaux d’aménagement dans la maison ou l’appartement :

  • installation d’une douche sécurisée ;
  • barres d’appui ;
  • monte-escaliers ;
  • élargissement de portes pour fauteuil roulant.

Par exemple, si votre mère perd progressivement son autonomie, elle peut avoir besoin d’un monte-escaliers pour se déplacer entre les étages et de barres d’appui pour se lever. Ces aménagements, indispensables pour préserver son indépendance, peuvent représenter des dépenses importantes.

Ces travaux peuvent donner droit à un crédit d’impôt pour l’adaptation du logement au handicap. L’objectif est de favoriser le maintien à domicile de votre parent atteint de Parkinson. L’aide couvre 25 % des dépenses, avec un plafond fixé à 5 000 € sur cinq ans pour une personne seule (10 000 € pour un couple).

La majoration du quotient familial

Lorsqu’une personne souffre d’un handicap reconnu par la MDPH, elle peut bénéficier d’une demi-part fiscale supplémentaire. Cette mesure permet de réduire le montant de l’impôt sur le revenu.

Pour y prétendre, il faut disposer :

  • d’une carte mobilité inclusion mention invalidité ;
  • ou d’un taux d’incapacité reconnu par la MDPH.

La déduction de certains frais médicaux

Certaines dépenses de santé non remboursées par l’Assurance maladie peuvent toutefois être partiellement prises en charge par différents dispositifs, notamment lorsqu’elles sont liées au handicap ou à la perte d’autonomie.

Ces frais peuvent inclure :

  • équipements médicaux ;
  • dispositifs d’aide à la mobilité ;
  • certains soins.

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Allocations et aides sociales pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson

Au-delà des avantages fiscaux, plusieurs aides financières et prestations sociales permettent d’assurer un meilleur maintien à domicile et de préserver les ressources de la personne malade. Ces aides sont attribuées selon l’âge, le niveau de handicap ou les ressources.

L’Allocation personnalisée d’autonomie (APA)

L’APA concerne les personnes âgées en perte d’autonomie. Elle est versée par le conseil départemental et permet de financer :

  • l’aide à domicile (aide ménagère, assistance pour les gestes du quotidien) ;
  • certains équipements ou aides techniques ;
  • des services d’accompagnement (portage de repas, téléassistance, accompagnement aux déplacements).

Le montant dépend :

  • du degré d’autonomie de la personne ;
  • de ses ressources.

Cette aide est particulièrement utile pour les personnes âgées atteintes de la maladie de Parkinson qui souhaitent continuer à vivre à domicile.

La pension d’invalidité

Lorsque la maladie de Parkinson entraîne une diminution importante de la capacité de travail ou de gain, la Sécurité sociale peut attribuer une pension d’invalidité.

Cette pension vise à compenser la perte de revenus liée à la maladie. Elle est attribuée selon plusieurs critères :

  • l’âge ;
  • la situation professionnelle ;
  • le niveau d’incapacité.

La pension d’invalidité en France est attribuée selon trois groupes : le groupe 1 pour une incapacité partielle, le groupe 2 pour une incapacité totale mais pouvant travailler, et le groupe 3 pour une incapacité totale et absolue, chaque groupe déterminant le montant de la pension et les possibilités de cumul avec un revenu. 

Cette pension peut constituer une ressource essentielle pour maintenir un équilibre financier. 

Senior avec Parkinson éligible à la pension d’invalidité

Les aides de la MDPH

La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) est un interlocuteur important : elle s’occupe des droits des personnes handicapées et permet d’accéder à plusieurs prestations :

  • AAH (allocation aux adultes handicapés) ;
  • PCH (prestation de compensation du handicap) ;
  • reconnaissance du statut de personne handicapée.

La PCH, par exemple, peut financer :

  • l’aide humaine ;
  • les équipements techniques ;
  • les aménagements du logement.

Ces aides financières contribuent à préserver l’autonomie et le maintien à domicile.

L’ASPA

L’ASPA est destinée aux personnes âgées disposant de faibles revenus. Elle complète leurs ressources et peut se cumuler avec certaines pensions, comme la pension de réversion ou la pension d’invalidité.

Le montant versé dépend des revenus de la personne et est calculé pour garantir un minimum de ressources. Les coûts des soins pour un malade de Parkinson peuvent en effet être élevés sur le long terme.

Cette allocation est particulièrement utile si votre proche atteint de Parkinson a peu de revenus.

Comment bénéficier de ces aides ?

Vous savez maintenant quelles aides peuvent soutenir votre proche atteint de Parkinson. Pour débloquer ces aides importantes, quelques démarches administratives sont nécessaires.

Démarches administratives

La première étape consiste à constituer un dossier auprès de la MDPH. Ce dossier permet d’évaluer le niveau de handicap et d’ouvrir l’accès à différentes aides financières.

Les documents nécessaires comprennent :

  • un certificat médical détaillé ;
  • un formulaire de demande MDPH ;
  • des justificatifs de ressources ;
  • des informations sur la situation de la personne.

Une équipe pluridisciplinaire étudie ensuite la situation afin de déterminer les aides adaptées. Pour l’APA, la demande doit être adressée au conseil départemental. Une évaluation à domicile est réalisée pour mesurer le niveau d’autonomie selon le GIR (Groupe Iso-Ressources).

Les délais peuvent varier, mais il faut prévoir plusieurs semaines à quelques mois avant la réponse.

Optimisation du financement

De nombreuses familles ignorent qu’il est possible de combiner plusieurs aides afin de réduire les coûts qu’engendre la maladie. Par exemple, il est possible de cumuler :

  • l’APA pour financer l’aide à domicile ;
  • la PCH pour les équipements ou les aménagements ;
  • un crédit d’impôt pour les services à domicile ;
  • l’ASPA pour compléter les faibles ressources ;
  • certaines aides de la Sécurité sociale.

Voici nos conseils pour profiter de ces aides :

  • anticipez les démarches administratives, car les délais peuvent être longs ;
  • conservez toutes les factures liées aux soins et à l’aide à domicile ;
  • n’hésitez pas à faire appel à un travailleur social ou à une association spécialisée pour être guidé.

Pour les proches aidants, certains revenus ou allocations, comme l’AJAP, peuvent être exonérés d’impôt. De plus, sachez que si votre proche dispose d’une CMI invalidité, vous pouvez être rattaché à son foyer fiscal et bénéficier d’une demi-part supplémentaire de quotient familial.

FAQ – Avantages fiscaux et maladie de Parkinson

Quelles aides fiscales sont disponibles pour Parkinson ?

Plusieurs dispositifs permettent de réduire les impôts : crédit d’impôt pour l’aide à domicile, crédit d’impôt pour l’adaptation du logement au handicap ou demi-part fiscale supplémentaire liée à l’invalidité.

Qui peut bénéficier de l’APA et des aides de la MDPH ?

L’APA concerne principalement les personnes âgées en perte d’autonomie. Les aides de la MDPH s’adressent aux personnes dont la maladie entraîne un handicap reconnu.

Comment réduire ses impôts en lien avec la maladie ?

Certaines dépenses liées aux soins, à l’aide à domicile ou à l’aménagement du logement ouvrent droit à des réductions ou crédits d’impôt. Conserver les justificatifs est indispensable.

Quels documents et formulaires sont nécessaires ?

Un certificat médical, un dossier administratif et des justificatifs de ressources sont généralement demandés, notamment pour les demandes auprès de la MDPH.

Peut-on cumuler plusieurs aides financières ?

Oui, plusieurs dispositifs peuvent être cumulés, comme l’APA, la PCH, les crédits d’impôt ou certaines allocations.

Comment adapter le logement et les soins à domicile ?

Les travaux d’adaptation peuvent être financés en partie grâce à des aides fiscales ou à la prestation de compensation du handicap.

Existe-t-il des aides pour les proches aidants ?

Oui, certains dispositifs permettent d’alléger la charge financière et organisationnelle des proches aidants, notamment via les crédits d’impôt liés aux services à domicile.